Portraits et suppositions
Ce ne sont pas que des portraits.
Un visage ne raconte jamais toute l’histoire.
Six corpus pour traverser l'œuvre d'Agnès Alberola, du figuratif à l'abstrait. Chaque chapitre ouvre sa page dédiée.
Ce ne sont pas que des portraits.
Un visage ne raconte jamais toute l’histoire.
Il suffit parfois d'un éclat de lumière pour qu'une présence apparaisse.
Des détails émergent de l’obscurité par fragments : un visage, une main, un bras, un mouvement de robe. Le reste disparaît. Plus que la représentation d’une danse, je cherche à saisir une présence, une intensité intérieure, cet instant où le geste, l’émotion et le mouvement ne font plus qu’un.
Quand les idées prennent forme
Je vois dans ce qui m’entoure une matière permanente à création.
Certaines idées prennent la forme d’un objet, d’un assemblage, d’une customisation ou d’un détournement de l’existant. Des créations singulières qui empruntent librement leurs formes et leurs matériaux.
C'est en ponçant la coque d'un bateau que j'ai eu une sorte de vision picturale, et que j'ai renoué spontanément avec la photo.
Depuis, je parcours les chantiers navals comme on part en reportage, à la recherche d’harmonies de couleurs et de graphismes surprenants. En prenant le parti d’un cadrage en plan serré, je fais basculer l’image du concret vers l’abstrait, de l’imaginaire vers l’émotion.
Certaines présences continuent d'agir en nous longtemps après leur disparition.
Je cherche à créer un espace de résonance où chacun peut reconnaître quelque chose de ses propres blessures. Traverser une obscurité, perdre momentanément le fil, puis retrouver peu à peu une forme de respiration, de présence ou de clarté. Ne jamais perdre le fil, surtout quand il est rouge.
Des images nées sans matière, directement sur l'écran.
Créations numériques obtenues par stylisation graphique de photographies personnelles. La même recherche que partout ailleurs : déplacer le regard, laisser la lumière et la couleur faire basculer le réel vers autre chose.
« Ne jamais perdre le fil, surtout quand il est rouge. »